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Cinq femmes qui peignaient dans la France du XVIIIe siècle, bien avant Portrait de la jeune fille en feu

Cinq femmes qui peignaient dans la France du XVIIIe siècle, bien avant Portrait de la jeune fille en feu

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Dans Portrait de la jeune fille en feu, Marianne est peintre en 1770, et travaille surtout dans l'ombre du nom de son père. Elle est fictive. Mais le monde qu'elle traverse était bien réel, tout comme les femmes qui ont réussi, contre toute attente, à faire carrière comme peintres dans la France du XVIIIe siècle.

Pendant une grande partie de ce siècle, l'Académie royale de peinture et de sculpture n'admettait qu'une poignée de femmes et, à partir de 1770, elle a officiellement limité leur nombre à quatre à la fois. Les femmes ne pouvaient pas étudier le modèle nu, ce qui leur fermait la porte du genre le plus prestigieux. Certaines ont tout de même trouvé leur chemin.

Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842)

La portraitiste préférée de Marie-Antoinette a peint la reine à de nombreuses reprises, et des centaines d'autres modèles à travers l'Europe. Ses autoportraits, chaleureux et directs, paraissent encore modernes. Elle a été reçue à l'Académie en 1783.

Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803)

Reçue le même jour que Vigée Le Brun, et souvent présentée comme sa rivale. Son Autoportrait avec deux élèves (1785, Metropolitan Museum of Art) la montre à son chevalet, deux jeunes femmes derrière elle : un plaidoyer silencieux pour que les femmes, elles aussi, soient formées à la peinture.

Anne Vallayer-Coster (1744-1818)

Une maîtresse de la nature morte, reçue à l'Académie en 1770. Ses fleurs, ses coquillages, ses fruits et ses instruments de musique sont si précis et si calmes que l'on entend presque le silence autour d'eux.

Marguerite Gérard (1761-1837)

Formée dans l'atelier de son beau-frère, Jean-Honoré Fragonard, elle est devenue célèbre pour ses scènes intimes de femmes et d'enfants à la maison, peintes avec une grande délicatesse.

Marie-Guillemine Benoist (1768-1826)

Élève de Vigée Le Brun, puis de Jacques-Louis David. Son Portrait de Madeleine (1800, musée du Louvre) est l'un des portraits les plus saisissants de son époque : une jeune femme noire, calme et digne, qui regarde le spectateur droit dans les yeux.

Regarder leurs œuvres

La prochaine fois que vous irez au Louvre ou à Versailles, cherchez leurs noms sur les cartels. Passez quelques minutes avec l'un de leurs tableaux, et imaginez la femme qui tenait le pinceau, dans un monde qui lui disait de rester à la porte.

Un portrait bien à vous

Mon tirage Anthropos, dont le titre signifie « être humain » en grec, est une œuvre très personnelle, peinte à l'origine à l'aquarelle, dont le sens a changé pour moi avec le temps. Chaque épreuve est ravivée à la main par de nouveaux coups de pinceau, si bien qu'aucune n'est identique, et elle est accompagnée d'une lettre de méditation. Un petit portrait de ce que signifie continuer à devenir soi-même.

N'oubliez pas de prendre tout le temps qu'il vous faut, et retrouvez-moi à la prochaine.

Avec tendresse, Evi

Avant de partir : Un rituel à feuilleter, le numéro de bienvenue de « (meditating) On Art », avec une méditation sur la réception d'une lettre, à lire ou à écouter.

Merci, regardez votre boîte de réception dans quelques instants.

Découvrir Anthropos