Accueil À propos Magazine Abonnement Art Un rituel à feuilleter
L'Art nouveau à Paris : promenade devant les plus belles bouches de métro

L'Art nouveau à Paris : promenade devant les plus belles bouches de métro

← Retour au Journal

Vous êtes sans doute passée cent fois devant elles en allant ailleurs. Des tiges de fonte verte qui sortent du trottoir comme des plantes. Deux lampes orangées suspendues comme des boutons de fleurs. Une enseigne aux lettres sinueuses : Métropolitain.

Elles ont été conçues vers 1900 par l'architecte Hector Guimard, l'une des grandes figures de l'Art nouveau en France, pour le tout nouveau métro parisien. Plus d'un siècle plus tard, elles comptent toujours parmi les plus beaux éléments de mobilier urbain de la ville.

L'Art nouveau en quelques mots

L'Art nouveau s'est épanoui en Europe vers 1890-1910. Il s'est détourné des styles historiques stricts pour s'inspirer de la nature : tiges, lianes, fleurs, insectes, courbes ondoyantes. Il voulait de la beauté dans les objets du quotidien, des bijoux aux meubles en passant par les stations de métro.

Les entrées de Guimard étaient fabriquées en série à partir d'éléments de fonte, ce qui permettait à l'art d'apparaître au coin des rues ordinaires, pour des gens ordinaires en route vers leur travail.

Une promenade lente pour les voir

  1. Porte Dauphine (16e). L'une des deux rares entrées conservées avec sa verrière complète, souvent comparée à des ailes de libellule. Faites-en lentement le tour et levez les yeux à travers le verre.
  2. Abbesses (18e). L'autre verrière conservée, déplacée ici depuis la station Hôtel de Ville dans les années 1970. De là, montez flâner dans Montmartre.
  3. N'importe quelle entrée simple. Des dizaines d'entrées ouvertes de Guimard, avec leurs tiges, leurs lampes et leurs lettres, parsèment encore la ville. Choisissez-en une près de chez vous et regardez-la comme si elle était au musée.

À chaque étape, prenez une minute. Suivez une courbe des yeux, du sol jusqu'à la lampe. Remarquez comme elle semble pousser plutôt que se dresser.

Pourquoi cela vaut la peine de ralentir

Ces entrées sont une douce leçon : la beauté n'a pas besoin d'être enfermée dans les musées. Elle peut faire partie d'un trajet, d'un coin de rue, d'un lundi matin. Une fois que vous commencez à la remarquer, vous trouverez l'Art nouveau partout dans Paris : portes, balcons, devantures et vieux bistrots.

D'autres beautés cachées dans votre ville

« (letters) On Art » regorge de promenades, de lieux et d'histoires comme celle-ci : une lettre et une carte postale chaque mois, et à chaque saison le numéro imprimé de « (meditating) On Art ». Pour celles qui aiment lever les yeux en allant travailler.

N'oubliez pas de prendre tout le temps qu'il vous faut, et retrouvez-moi à la prochaine.

Avec tendresse, Evi

Avant de partir : Un rituel à feuilleter, le numéro de bienvenue de « (meditating) On Art », avec une méditation sur la réception d'une lettre, à lire ou à écouter.

Merci, regardez votre boîte de réception dans quelques instants.

Quelque chose qui arrive sans qu'on le demande